Quand les jeunes discutent des TIC pour l’agriculture

ImageOn peut affirmer sans contestation que l’agriculture reste le seul secteur qui peut assurer durablement la croissance économique de l’Afrique.  Car elle contribue pour au moins 30% de la formation du Produit intérieur Brut (PIB) de la plupart des pays tout en employant aussi plus de 60% de la population active. L’agriculture est un secteur clé de l’économie et est une source de résorption du Chômage des jeunes. Il est aussi constaté selon le FIDA et la FAO que le potentiel agricole en Afrique n’est pas encore exploité à son maximum car s’il l’était, le continent pourra contribuer durablement à la sécurité alimentaire qui touche près de 842 millions de personnes et aussi créer une source stable de revenus contribuant ainsi à la croissance et par là à l’atteinte de l’objectif n°1 du millénaire pour le développement.  Dans le cadre de la nouvelle vision de l’Union Africaine à travers le NEPAD, un Plan Détaillé du Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA)  a été élaboré qui met un accent sur la place prépondérante que les jeunes et les femmes ont a joué pour le développement de l’agriculture du continent. C’est dans cette optique que les actions visant le renforcement des capacités des jeunes se multiplient au sein de diverses organisations nationales, internationales,  plateformes et des réseaux.  Réunis à Brazzaville du 16-20 septembre 2013, les jeunes professionnels de diverses disciplines y compris les agriculteurs ont profité au cours d’une session de formation sur le Web 2.0 organisé par le projet ARDYIS du CTA en partenariat avec AZUR développement pour discuter de la place que les technologies de l’information et de la communication (TIC)  et les médias sociaux ont à jouer pour le développement de l’agriculture en Afrique.

 Les femmes et les jeunes contribuent pour plus de 70% de la production alimentaire. Les jeunes surtout scolarisés se familiarisent davantage aux médias sociaux. Environs 100% des participants à cet atelier disposait d’au moins d’un compte facebook et twitter. Près de 30% possédait déjà un Blog centré soit sur le développement en général soit sur le l’agriculture spécifiquement.

Les participants à cet atelier de discussion ont pensé que ces médias constituent un canal d’information et de formation pour les jeunes actifs dans le secteur agricole. Des cas pratiques ont été présentés  basés sur des exemples concrets du Cameroun et de la RDC. C’est le cas de Constant Mouotchang qui a présenté son projet de Rapid Alerte (www.rapid-alert.com) utilisé pour l’encadrement des paysans à l’ouest Cameroun.  NGOUAMBE Nestor qui a présenté comment Linkedin, YPARD, AFAAS ont facilité sa participation à des formations et évènement scientifique sur l’agriculture, la sécurité alimentaire, le journalisme citoyen dans le secteur agricole.

La création et l’animation des blogs par des articles comprenant des informations viables concrètes sur les formations, des bourses, des appels à projets, des communications scientifiques, des fiches techniques de productions, de documentaires constituent un atout favorable pour les jeunes l’implication des jeunes dans ce secteur.

 Le taux de pénétration du téléphone portable est de plus en plus élevée en Afrique avec plus de 5 milliards de téléphones portables en 2012. Cet outil est également utilisé pour la vulgarisation agricole dans certains pays. Nonobstant quelques contraintes qui limitent son efficacité.

Les radios communautaires sont utilisées avec succès pour la diffusion des informations en milieu rurale notamment dans les domaines de la santé (paludisme, VIH/SIDA, autres pandémie), de l’agriculture, de l’agroforesterie et de l’environnement.

Vu certaines contraintes qui limitent l’application des Tics et des outils du web 2.0 dans les secteurs de l’agriculture, notamment le niveau d’éducation, l’absence d’infrastructure dans les zones rurales, le manque d’électricité, etc…, il convient aux jeunes professionnels de penser à développer des logiciels informatiques spécifique au secteur agricole.  Par exemple des logiciels qui traduisent des fiches techniques, des applications qui facilitent la gestion des unités de productions dont la comptabilité etc….

Pour conclure, on a retenu que les TIC peuvent contribuer durablement  à la modernisation de l’agriculture. GoogleMaps facilite de nos jours la cartographie des grands sites de production, des grands marchés etc…, les réseaux et plateformes comme Facebook, Linkedin, YPARD, ARDYIS, E-agriculture, facilitent le marketing, le partage et l’échange d’information et connaissances, les formations. Les services comme le E-commerce, E-Learning, E-training ne pouvaient être performante sans le déploiement des TIC. La jeunesse africaine a un rôle clé à jouer dans La promotion des outils des TICs et du web 2.0 pour le développement de l’agriculture.

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